Trop fatigué ce soir mais promis, demain, les premières photos ! Soyez au rendez-vous, vous ne serez pas déçus !
Allez, je vais me coucher !
J.L.L




répertoriant plus de 20000 pochettes de 45 tours d'artistes ou de groupes étrangers en édition Française. Un travail colossal !
Titanesque...Qui n'est pas achevé car, malgré la richesse du répertoire, il en manque ! Je le sais ! J'en possède plusieurs n'y figurant pas ! Mais, rassurez-vous, nous allons bientôt remédier à
cela.
1969……30 singles au fil de l’eau
Pourquoi 1969 ?
1969, c’est, entre autres, le 1er vol du Concorde, la démission du général De Gaulle, l’homme sur la lune, Woodstock et la guerre du Viet Nam qui se poursuit.
1969, c’est aussi la dernière année de cette fabuleuse décennie à la richesse musicale inégalée qui ouvrit à la Rock music des horizons tous azimuts.
1969, c’est l’année érotique comme disait Serge en oubliant que les Gallois de MAN l’avait coiffé au poteau, un an avant, avec « Erotica »
1969, c’était il y a un peu plus de 40 ans, j’en avais 14 et parmi tout ce que j’écoutais déjà, voici 30 singles, présentés sans classement comme ils me viennent. Certains sont faciles à se procurer d’autres le sont beaucoup moins.
Un de mes amis m’a dit un jour, « lorsque je mourrai, je veux que l’on
m’enterre avec les disques de FREE ». Groupe magnifique porté par la voie de Paul Rodgers et la guitare de Paul Kossof. L’année suivante, FREE connaîtra un succès retentissant avec
« All right now ». Ecoutez « I’ll be creeping », fermez les yeux et revoyez Paul Kossof, en plein solo, grimaçant, adossé à son ampli.
2) TEN YEARS AFTER : « I’m going Home » / « Hear me calling »
Avec “I’m going home”, Ten Years After se tailla un succès phénoménal lors du
festival de Woodstock. Le revers de cette médaille fut que, par la suite, le public enferma le groupe dans ce titre l’obligeant à le reprendre à chaque fois. « Hear me calling » qui
aurait pu figurer en face A fit l’objet d’une excellente reprise par SLADE quelques années plus tard. Allez Alvin, refais nous un medley de
Rock and Roll …(music to the world)
3) TIMEBOX “Beggin’” / “A woman that’s waiting”
Groupe formé en 1966 avec Mike Patto et Ollie Halsall qui sut allier
chansons pop avec ce que l’on appela le style progressif. En ce sens, l’utilisation du xylophone s’avéra déterminante. Musique particulièrement fine et agréable, on retrouvera Mike Patto et Ollie
Halsall dans PATTO avec trois superbes albums dont les deux premiers constituent un véritable must.
4) STEPPENWOLF « Rock me » / « Jupiter child»
Steppenwolf, le loup des steppes, créateur, l’année
précédente de l’hymne des motards « Born to be wild » que l’on retrouve dans la bande originale du film « Easy rider » avec Peter Fonda, Denis Hopper et Jack Nicholson. Outre
« Rock me » et « Jupiter child » on retiendra aussi « Monster » et « The pusher », inscrivant STEPPENWOLF dans une véritable ligne de contestation
politique. Après l’écoute de ce single, je vous invite à découvrir ou redécouvrir leur magnifique double album live. Un sommet !
5) GRAND FUNK RAILROAD « Time machine » / « High on a horse »
A l’époque considéré comme le groupe développant le plus de décibels,
supplanté depuis par Motorhead et bien d’autres, Grand Funk Railroad était systématiquement descendu par la critique qui n’avait d’yeux (ou dieu) que pour les Stones. Aujourd’hui, avec le recul,
j’écoute, plus volontiers, GFR que les papys du rock. « Time machine » extrait du 1er album est un titre moins connu que
« Heartbreaker » ou « Paranoid » mais il est bluesy à souhait.
6) PETE BROWN and PIBLOKTO « Living life backwards » / « High flying electric »
Parolier des
Cream, Pete Brown forma “Pete Brown and his battered ornaments” puis “Piblokto”. Entouré de remarquables musiciens comme le guitariste Jim Cullen, la musique de Pete Brown vaut autant pour
la qualité des textes que pour son coté déjanté. « Living life backwards » s’inscrit pleinement dans cette lignée. N’hésitez pas à aller goûter, sans retenue, la folie Pete Brown.
7) CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL « Fortunate son » / « Down on the corner »
Entre 1968 et 1970 CCR fut une véritable machine à produire des hits avant de
connaître le déclin. De « Proud Mary » à « Up around the bend » en passant par « Commotion » ou « Green river » pour ne citer que ces titres, le succès
était à chaque fois au rendez-vous. Le percutant « Fortunate son » et le très agréable « Down on the corner » s’inscrivent parfaitement dans cette lignée de double A side.
8) The BEATLES « Get back » / « Don’t let me down”
Encore une double face A. La version de « Get back »
figurant sur le single est différente de celle de l’album «Let it be », quant à « Don’t let me down », ce titre ne figurera que sur des compilations postérieures.
« Get back » reviens ou revenez. En 1969, les Beatles ne se parlaient peut être déjà plus. En tout état de cause, passé 1970, ils ne sont jamais revenus.
9) THE STOOGES « 1969 » / « Real cool time »
“It’s 1969 Ok, all accross the USA” au milieu de grands coups de wah-
wah et de fuzz sur un rythme syncopé. Une claque monumentale dont on a du mal à se remettre, surtout à 14 ans. « It’s another year for me
and you, another year with nothing to do ». Je vous laisse apprécier le pessimisme de ce message prémonitoire ( ?) seulement quelques temps avant les années de chômage de grande
masse. En effet, en 1969 les 30 glorieuses n’ont plus que 4 ans à vivre. Véritable légende, groupe culte, les Stooges, avec à leur tête Iggy Pop, ont été et demeurent une référence.
10) CHICAGO « I’m a man (part 1 and 2) »
Extraite de leur premier album, Chicago nous offre une superbe
reprise du “I’m a man” du Spencer Davis Group. Je ne suis pas particulièrement fan de ce groupe mais, pour moi, ce titre, dépourvu de cuivres, avec son intro à la basse, modèle du genre, et les
solos de guitare de Terry Kath constitue un instant sublime. Le titre est également agrémenté d’un solo de batterie et, concernant celui-ci, je laisse à chacun le loisir d’apprécier ou pas. Au
fait, ne faites pas comme Terry Kath, abstenez-vous de jouer à la roulette russe car vous risqueriez de finir comme lui.
“…right now..., right
now…, It’s time to…kick out the jams Brothers and sisters !” C’est ainsi qu’est annoncé le titre éponyme de l’album et du single qui en est extrait. De fait, ce que vous entendez n’est
qu’une version censurée du message. En effet, à l’origine, il n’était nullement question de « brothers » ou de « sisters » mais plus prosaïquement de
« motherfuckers » ce que d’aucun, bien entendu, sait ce que cela signifie. Toutefois, ce vocabulaire, aussi imagé que précis, ne constitue pas le seul fait d’arme de ce groupe
protopunk. Les prestations scéniques, l’énergie dégagée, les appels à la révolution et le brûlot incandescent de sa musique, malgré une courte carrière, ont permis à cette formation de Detroit
d’entrer dans la légende.
12) BLACK SABBATH « The wizard / Evil woman, don’t play your games with me »
Les pères fondateurs. Extrait du premier album.
Atmosphère pesante, lancinante, inquiétante et fascinante à souhait surtout pour le titre éponyme de l’album. Rien à jeter, bien au contraire ! Allez on se remet « NIB » à plein
volume sans s’occuper du jeune voisin qui me gonfle avec son rap.
13) SANTANA “Jingo / Persuasion”
Encore des héros de Woodstock. C’est dans les ruelles étroites
et fraîches de Saragosse que j’ai entendu, pour la première fois, le son fulgurant de la guitare de Carlos jaillissant, à fond, des Juke Box présents dans les bistrots. Mélange latino et affro,
avec la part belle faite aux percussions, mes origines latines ont particulièrement apprécié ce son nouveau, véritable invitation à la danse…. « Vamonos Guajira, vamos a bailar… »
14) JETHRO TULL “Inside / Alive and well and living in”
Je ne suis pas certain que le single ait été publié en 1969 mais quelle magnifique pochette sur scène avec ses intitulés
en lettres rouges sur fond noir et blanc ! Promis, un jour on fera une exposition à partir des pochettes de 45 tours photos sur scène. Pour revenir au contenu, Ian Anderson, flûte en action,
accompagné de ses trois complices (Martin Barre quel putain de guitariste !) nous livre une musique colorée et unique. Ah, j’ai failli oublier le label ! Mon pote JPG ne me l’aurait
jamais pardonné : ISLAND ROSE !
15) ROLLING STONES “Honky tonk woman / You can’t always
get what you want”
Comment ne pas évoquer les
Stones. Si Woodstock reste le
souvenir culte en terme d’événement musical de l’année, les « Pierres qui Roulent » ne sont pas prêtes d’oublier leur passage catastrophique à Altamont avec l’assassinat d’un jeune noir
par des Hell’s. Que dire de cette tournée sinon que les bootlegers sortiront le superbe « Liver than you’ll ever be » obligeant la maison de disque officielle à se remuer le derrière en
éditant le splendide « Get yer ya ya’s out ». Comme quoi la piraterie a parfois du bon mais surtout n’en parlez pas à votre copain Hadopi, il ne comprendra jamais rien !
16) CANNED HEAT “Going up the country / One kind favor”
Décidément on n’est pas encore sorti de woodstock. “Going up the
country”, c’est la chanson introductive du film mais quel dommage que ce magnifique groupe n’en soit réduit, dans le film et dans le triple LP, qu’à ce titre. Heureusement, le volume 2 nous offre
un dynamique « Woodstock boogie », sorte de condensé de leur « Refried Boogie » de plus de 12 minutes. Pour le reste, rendez-vous sur YT ou DM pour revoir Blind Owl, The Bear,
Larry, Fito et tous les autres.
17) KING CRIMSON “In the court of the Crimson King”
Je sais, il s’agit de la deuxième pochette mais ma première est
complètement destroy alors tant pis ! Premier album du roi Crimson et gros carton. Le second, véritable clone, ne connaîtra pas le même succès. Le rock dit progressif jette ses fondations
avec une musique à la fois froide et incandescente, irritante et obsédante. Robert Fripp, assis et imperturbable, égrène ses montées tout aussi fascinantes que crispantes tandis que la voix
cristalline de Greg Lake demeure un modèle du genre. Le 21ème siècle sera schizo disaient-ils, ils ne se sont pas trompés.
18) FREEDOM “Aim’t no chance to score / Dirty water”
Power trio balançant un boogie bien enlevé et nerveux à souhait. Ce
single constitue, à ma connaissance, la seule édition Française en 45 tours chez Byg Records. Quel label ! La face B propose une excellente reprise de « Dirty water » des
Standells. Moins punchy que l’originale mais parfaitement interprétée et enrichie au niveau du jeu de guitare avec l’apport discret du piano. De fait, j’adore (aussi) that dirty water .
19) LED ZEPPELIN “Whole lotta love / Livin’ lovin’ maid”.
Je me souviens, comme si c’était hier, du jour, où, après les cours, j’ai
acheté ce single dans le petit magasin situé rue du Mirail à quelques encablures du Lycée Montaigne de Bordeaux. Un KO magistral dont on ne remet pas ! Je ne sais pas si le hard rock est né
avec LZ mais peu importe à qui on en doit la paternité ou, pardon mesdames, la maternité. Et dire que j’avais raté le premier single du dirigeable édité la même année…Impardonnable mais
réhabilité depuis !
20) STEAMHAMMER « Automn song / Blues for passing people »
Issu de la mouvance British blues, Steamhammer prend avec ce
single une orientation plus progressive avec, notamment, l’apport de la flûte sur « Automn song ». La face B reste bluesy mais on sent que le groupe explore d’autres horizons
développant des sonorités particulièrement fines et agréables. A déguster, dans la pénombre sans modération, avec un bon verre de whisky. Pour ce dernier, la modération est laissée à votre libre
arbitre.
21) SPOOKY TOOTH “Better by you, better than me / Waiting for the wind”
Que retenir de SPOOKY TOOTH ? La voix puissante de Mike
Harrisson, les nappes d’orgue de Gary Wright, les roulements de batterie de Mike Kellie, les solis de Luther Grosvenor ou tout simplement ce groupe fabuleux dans son entité. Rien à jeter dans ce
single ni dans les tous les autres au demeurant. Je ne sais pas ce que l’on peut retirer de « l’attente du vent » à moins que Mister Bob nous rappelle que la réponse soit contenue dans
ce phénomène naturel.
22) VANILLA FUDGE “Some velvet morning / People”
Il y a quatre ans j’ai revu VANILLA FUDGE à la Luciole à Alençon. De
la formation originale, il ne restait que Carmine et Tim. Pour autant, hormis le dispensable « Da ya think I’m sexy » de l’ami Rod, nous avons eu droit, dans le plus parfait esprit, à
une bonne partie du répertoire de ce groupe fabuleux aux musiciens hors pair. De « Breaksong » à « Season of the witch » en passant par « People get ready »,
« Ticket to ride », « Shotgun » ou autre « You keep me hangin’ on » nous avons passé une soirée magnifique à l’issue de laquelle j’ai pu, en toute simplicité,
discuter avec les membres de la formation au coin du bar. Heureux veinards ! Visualisez le single « Some velvet morning / People » dans sa superbe édition
Italienne.
23) DEEP PURPLE « Help » / « Hey Joe »
Autre monument incontournable, DEEP PURPLE pièce angulaire
autant que fondatrice du hard rock ou du métal comme on dit pour faire branché. Avec ce single, deux reprises et non des moindres :
« Help ! » des Beatles et le classique des classiques « Hey Joe ». Avec le temps et ses ravages, on peut rester très perplexe, 40 ans après, lorsqu’on réécoute ces
titres. « Help ! » extrêmement ralenti et alourdi se situe à des années lumières de la spontanéité et de la fraîcheur de la version originale, tandis que « Hey Joe »
saucissonné de passages style boléro n’apporte rien au monument. Allez, on range soigneusement l’objet et on le réécoute dans…40 ans !
24) GROUNDHOGS « B.D.D. » / Gasoline »
Putaing ! Moi qui pensais posséder les deux seuls singles en
édition Française de ce fantastique groupe de « British (psyché) blues », je viens de découvrir, à mon grand désarroi, qu’il en existe un troisième ! Mais qu’elle idée ai-je eu
d’aller visiter cet excellent site recensant des milliers de 45 tours de groupes ou artistes étrangers en éditions Françaises. Pour me consoler, je me remets l’album « Split », le plus
fou qu’ils aient produit et vous ordonne d’aller vous le procurer sur le champ même en réédit. Au fait, le site c’est « 45vinylvidivici » ! Il n’y a pas tout mais il y en a
beaucoup.
25) FLEETWOOD MAC « Rattlesnake shake » / « Coming your way »
Vous connaissez, bien entendu, la triplette
Clapton/Page/Beck. Mais connaissez-vous Peter Green ? Si ce n’est le cas, il ne vous reste plus qu’à vous replonger dans l’écoute des premiers Fleetwood Mac. Pour ceux qui savent, je pense
qu’ils vous confirmeront que ce Monsieur fait partie des plus grands (le plus ?). La pochette du single est horrible (à part le logo « pop music ») ou tout au moins sans intérêt
mais son contenu est un pur régal !
26) KEEF HARTLEY BAND « Not foolish, not wise » / « Waiting around »
Autour du batteur Keef Hartley (ex Rory Storm ex Mayall) et du bassiste
Gary Thain qui rejoindra par la suite Uriah Heep, cette formation, estampillée « british blues », propose plutôt, avec l’apport des
cuivres, une sorte de jazz rock ou prog puissant. Ce coup-ci, la pochette est superbe au même titre que les albums « Halfbreed » dont elle est tirée, et « The battle of north west
six ».
27) The DOORS « Runnin’ blue » / « Do it »
Tout a déjà été dit ou écrit sur les DOORS ou sur Jim Morrison, pour
cette raison je n’insisterai pas. Concernant ce single, son contenu est quelconque par contre il constitue une véritable rareté. Au verso, il est précisé que Jim Morrison chante sur « Do
it » et Robbie Krieger sur « Runnin’ blue ». Rassurez-vous, c’est bien Jim Morrison qui chante sur les deux titres.
28) The KINKS « Victoria » / « She’s bought a hat like princess Marina »
Groupe légendaire des sixties, les frères Davies, avec ce single issu de
l’album « Arthur », renouent avec leur marque de fabrique c'est-à-dire les pop songs avec lesquelles ils ont construit leur succès. J’aurai pu choisir le single « Shangrila »
extrait de l’album précité mais avouez que la pochette avec la trombine de la plus fameuse reine de la perfide Albion vaut son pesant d’or !
En 1968, les WHO sortaient le double album "Tommy" considéré comme le premier
opéra rock. Aujourd'hui, on vous ingurgite jusqu'à la nausée et même bien plus "Mozart l'opéra rock". Sachez que ce n'est ni du Mozart et encore moins du rock ou, si vous préférez, ni du rock et
encore moins du Mozart. Allez Pete ! Pour se désinfecter, relance pour nous qui ne sommes ni sourds ni muets ni aveugles, la boule sans faire tilt ! Si tu me vois, si tu me sens (if you "See me,
feel me") saute avec force moulinés pour nous envoyer un "Pinball wizard" d'enfer !
30) IRON BUTTERFLY "Soul experience" / "In the crowds"
Eté 1969, dans le petit village Aragonais où je passais mes vacances
débarqua cette brune à la longue chevelure noire et aux yeux foncés. De deux ans mon aînée, elle enflamma, certes, ma libido mais surtout me fit découvrir « In a gadda da vida » et sa
magnifique pochette psychédélique sur scène. De la brune, il ne me reste que quelques vagues souvenirs, par contre IRON BUTTERFLY demeure, selon moi, un groupe essentiel. « Soul
experience » et « In the crowds » sont extraits de l’album « Ball » à redécouvrir d’urgence avec « Heavy ». Pour la petite histoire, je me suis marié avec
une fille brune aux yeux noisette qui m’a offert deux filles dont l’aînée a les cheveux et les yeux noirs
J.L.L.
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